La vente directe à domicile : un métier à part entière
Non, les réunions Tupperware ne sont pas ringardes. Au contraire : malgré l'ampleur du commerce en ligne, la vente directe à domicile continue de tirer son épingle du jeu. Le concept créé dans les années 1950 a même fait de nombreux émules. À l'instar de Stanhome, cette marque de produits d'entretien ménager. La société organisait, mercredi dernier (24 août), à l'hôtel-golf de Barbaroux à Brignoles, un rassemblement de ses vendeuses à domiciles afin d'en convaincre de nouvelles.
De vraies carrières
Le plus souvent, les conseillères « sont de jeunes mères de famille à la recherche d'une activité après avoir eu leurs enfants ou d'un complément de rémunération », signale Thierry Malvaux, le directeur national des ventes de Stanhome. Il admet pourtant que « beaucoup se lancent car elles sont à la recherche d'un emploi. »
C'est le cas de Sabrina. Mais peut-être plus pour longtemps : mercredi, elle a fait son premier pas vers la vente directe. « J'aime le contact avec la clientèle et espère pouvoir grandir dans la société. »Des possibilités d'évolution et de formation, il y en a : dans la salle ce jour-là, certaines affichaient 35 ans d'ancienneté. Une véritable carrière.
Sans parler des revenus qui, avec de l'implication, peuvent se révéler attrayants : d'après les chiffres annoncés lors de la réunion, les meilleures vendeuses parviennent à engranger plus de 3 000 euros chaque mois.
« Souplesse du temps »
Karine n'en demande pas tant. Maman d'une fillette de 5 ans, elle s'apprête à ouvrir son atelier de couture. Candidate aux ventes, elle veut mettre du beurre dans ses épinards. Et avec une activité principale, rien de tel que« la souplesse du temps » permise par la vente à domicile. Cette liberté dans les horaires a conquis Jessica, qui ne se verrait pas« faire autre chose ». Âgée de 29 ans et maman de deux petites filles, elle avait « besoin de se changer les idées ». Avec la vente directe, elle a trouvé son bonheur. « Je suis à temps partiel et je gagne environ 800 euros par mois. Mon objectif est maintenant de travailler plus pour avoir un plus gros salaire. »
Parce que quoi qu'il arrive, il n'y a pas de solution miracle : pour gagner plus, il faut, paraît-il, travailler plus…
source : varmatin.com






